Au loin, à travers la grisaille d'un automne naissant, on entraperçoit le chevet d'une église ou d'une basilique .
Mais quel est donc ce bel édifice religieux qu'on devine, doté une unique tour, perché sur une colline ?
Je mettrais ma main à couper que c'est la Basilique Sainte-Marie Madeleine de Vézelay, haut lieu historique de la Bourgogne, dont on peut trouver une photographie libre de droits sur Wikipédia.
Même si l'angle est différent, on retrouve de nombreux éléments.
Cette autre photographie montre une ressemblance bien plus troublante.
Très connue, la basilique en question présente en plus un intérêt historique et touristique fort, faisant l'objet d'un classement et figurant sur la liste des monuments historiques .
En 1979, elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Tout comme la basilique Saint-Denis (à St Denis) qui est elle aussi à une seule tour en façade (la seconde, qui menaçait de tomber, ayant été démontée et actuellement en cours de réfection), la Basilique Sainte-Marie Madeleine de Vézelay a été restaurée par Eugène Viollet-le-Duc, grand architecte français qui a aussi à son actif de nombreux autres édifices en réfection , comme la cathédrale Notre Dame de Paris et des éléments de la statue de la liberté.
Pour revenir au tableau, cette œuvre de Paul Duverney est authentifiée post mortem par un artiste professeur dont j'ai eu du mal à déchiffrer le nom.
On trouve au dos la mention :
Aquarelle de Paul Duverney
offerte par sa femme Claire après sa mort
en Juillet 1929 à Varenne Ste Hilaire
Pas signée mais authentique, je l'affirme
H. Grosclaude Peintre et professeur
Paul Duverney étant décédé en 1925, ça correspond à la période où son épouse a vidé son atelier et s'est séparée de nombreuses peintures de son défunt époux.
Je remercie le propriétaire de l'aquarelle qui suit de m'avoir envoyé une photographie de l'œuvre et permis de suivre un peu plus la trace de ce cher Monsieur Duverney